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Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

>> jeudi 14 juillet 2011

En ce moment, j'ai un coup de mou tricotesque (et bloguesque. Serait-ce lié ?).

Moralité, je lis de nouveau.

Jolie découverte de cette semaine : Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire.

Tout d'abord, la couverture a mis
Progéniture en joie tout le long de ma lecture. C'est vrai, je ne lis pas tous les jours des livres avec des cochons ...

Et puis Jonas Jonasson (le nom de l'auteur) c'est pas un nom formidable ça ? Un jour, si je publie un roman, j'aimerais oser signer : la Tellectuelle Intellectuelle.


Le pitch :
Allan, 100 ans aujourd'hui, n'a pas envie de subir la fête que sa maison de retraite lui impose en compagnie du maire adjoint et de la presse locale. Pris d'une impulsion subite, il saute de la fenêtre de sa chambre, se rend compte
qu'il est hélas encore en charentaises et s'enfuit. Par inadvertance, il vole une valise, et se retrouve en fuite, pourchassé par la police et un gang de méchants. Il rencontre en chemin, un petit escroc sympathique, le vendeur de hot dog le plus cultivé de Suède et une dresseuse d'éléphant qu'il emporte tous (éléphant compris) dans sa cavale déjantée.


Le roman est de construction classique, les aventures actuelles d'Allan sont entrecoupées de flash back : on ne va pas parler d'un centenaire sans raconter sa vie !

Et heureusement, Allan, au départ petit garçon sans grand intérêt, fils d'un idiot alcoolique, quelque temps interné en hôpital psychiatrique (il a malencontreusement fait exploser l'épicier de son bled), va voyager un peu partout dans le monde (dans le désordre l'Espagne, la France, l'URSS, la Corée du Nord, l'Iran, les États Unis, la Chine, etc. etc.) et avoir un impact sur presque 100 ans d'histoire contemporaine. Il croisera, dans le désordre toujours, Truman, De Gaulle, Mao, Franco, Staline, Kim Il-Sung, et le demi-frère complètement crétin d'Einstein...

Ça ne vous rappelle rien ? Je vous l'affirme : Allan Karlsson met la pâtée sévère à Forrest Gump.
Par exemple, ce n'est pas Forrest qui a trouvé comment créer la bombe atomique ou encore de l'eau de vie à partir de lait de chèvre (ses deux seules compétences). Et il n'a pas sauvé la femme de Mao, et on ne pourra jamais le considérer comme responsable de la mort de Staline. Allan, si.

Comme m'a dit l'Homme,
(je le remercie au passage de m'avoir fait découvrir cette pépite), l'histoire est de plus en plus improbable, sans que le récit perde jamais en cohérence. Les effets de surprise sont tout simplement jubilatoires.

Le vieux qui ... est le genre de bouquin que j'essaye de ne pas lire trop vite pour faire durer le plaisir le plus longtemps possible. J'ai ri plusieurs fois, énormément souri. Un livre qui met de bonne humeur. Un vrai livre de vacances, sans tout ce que ça peut avoir de péjoratif : du divertissement, de la bonne humeur, une construction sans faille et une traduction excellente(j'ai du mal à parler de style pour un livre traduit).

Que demander de plus ? Un deuxième livre, M. Jonasson !!! Au boulot !


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Moratoire contre Mort aux cons.

>> lundi 12 octobre 2009


J'avais envie de vous causer de Mort Aux Cons de Carl Aderhold.

De vous dire combien l'écriture était faible et l'intrigue vide.

Puis l'homme m'a dit "Ça n'en vaut même pas la peine en fait".

Il n'a pas tout à fait tort.

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La Servante Ecarlate

>> jeudi 13 août 2009

C'est pas pour rien que c'est un blog de 'tellectuelle ici, alors j'ai décidé qu'il y aurait les critiques des bouquins dont j'ai envie de causer.

Je viens de finir La Servante Ecarlate, emportée en vacances au bord de la mer et j'ai fait une connerie : j'ai gâché ma lecture.

Ce n'est absolument pas la faute de cette pauvre Margaret, qui n'est pas loin du chef d'oeuvre. C'est rien que de ma faute à moi. Si si. C'est pas un livre de plage ce truc, trop de neurones (totalement cramés par les embruns) à connecter pour bien saisir les enjeux du texte, trop de sensibilité littéraire (écrasée par la lecture effrénée de Marie Claire) à mettre en oeuvre pour apprécier la construction du récit.


Alors je vous fais rapidement le pitch, que vous trouverez un peu partout sur le net.


Il s'agit du récit à la première personne d'une femme qui vit dans une société totalitaire machiste (?), qui a cloisonné les "fonctions" de la femme (la bouffe, le role social d'épouse et la reproduction).

L'écriture est excellente, nous découvrons peu à peu le monde de Defred, qui assure la fonction reproduction. Je vois vos regards égrillards, bandes de saligauds, mais il se trouve que c'est un peu la vie la plus morne et pénible qui soit (pour tous ceux que le fantasme du triolisme fait encore rêver, ce livre est le pire antidote).

Defred raconte son quotidien, et se replonge dans ses souvenirs, car elle a connu le monde "d'avant", lorsque les femmes avaient le droit de travailler, de posséder des biens, de lire. Elle se rappelle les micros événements qui annoncaient ce nouveau régime, mais que personne n'a voulu voir.

C'est une toile qui se tisse autour du lecteur (de la lectrice ?), et le scénario parait à chaque page plus proche de nous, moins improbable, de plus en plus possible. A faire dresser les cheveux sur la tête (m'en foutais, j'avais mon chapeau, j'étais au soleil, je le rappelle).

Un très bon roman d'anticipation, féministe et (un brin) écologiste. Et très actuel (pas moyen de trouver la date d'écriture, mais il y a eu une adaptation au ciné dans les années 90, donc le roman doit bien avoir 30 ans, chapeau Margaret !).






Mais ! mais ! Keske vous foutez encore là à lire mes âneries ? filez l'acheter !


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