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Les handicapés, il baisent et ils prennent le train

>> jeudi 26 avril 2012

... mais pas forcément en même temps.


Depuis quelques semaines, mes contributions aux Vendredis Intellos se rapportent à la parentalité chez les handicapés mentaux. Pour le moment, j'ai traité de deux sujets :

et je compte bien aborder prochainement le but de ma réflexion : la parentalité.



Concernant le handicap moteur et plus particulièrement les personnes en fauteuil roulant, je voulais partager avec vous une pétition, pour un droit qui me parait important : le droit à voyager.

© AFP PHOTO MYCHELE DANIAU


Aujourd'hui dans les TGV, seules deux places par rame sont disponibles pour les personnes en fauteuil, et encore sans possibilité d'être assis à coté de son accompagnateur.

La famille d'un enfant handicapé moteur ne peut donc pas voyager en train, car cela reviendrait à le laisser sans surveillance.

Une femme en fauteuil ne peut pas voyager à coté de son mari. (C'est dommage, parce qu'avec les retards c'est plutôt cool de pouvoir papoter. Ah, on me dit dans l'oreillette que ce serait du mauvais esprit.)
Un voyageur peut être refoulé sous prétexte qu'il est le troisième sur ce voyage.

Je rappelle que la loi de 2005 prévoit la mise en accessibilité pour tous des systèmes de transport (à Paris par exemple, pour répondre à cette obligation et puisqu'il est techniquement impossible de rendre le métro accessible partout, il y a un service de minicar sur réservation : le PAM).

Dans les faits, au-delà des rappels de loi, cela signifie aussi que d'ici deux ans, les trains adaptés qui permettent aujourd'hui d'organiser les pèlerinages à Lourdes seront réformés et remplacés par les trains super modernes à 2 places-pas-plus.
On est en train de réduire drastiquement l'accès à une population de voyageurs réguliers.
Le sujet peut prêter à sourire ("Ah ! ces cons en fauteuil, prêt à croire qu'un peu d'eau bénite leur rendra leurs jambes !") mais supprimer quelque chose qui tient de l'espérance rien qu'avec un choix de wagons c'est quand même faire preuve de peu d'humanité.

Je sais qu'il n'y a pas eu volonté de nuire lors de la prise de ces décisions, juste une absence de prise de conscience des responsables de la SNCF sur le sujet.


Alors, pour que cette prise de conscience ait lieu, cliquez sur le lien, et signez la pétition "Une place pour chacun" (attention, il faudra valider votre inscription sinon ce ne sera pas pris en compte).


Merci mes lapins.

Ah et partagez aussi (Facebook, Twitter, café du commerce ...), ce serait cool. Bisous mes biquets.




Mon titre est inspiré de cette émissions savoureuse de France Inter "A votre écoute, coûte que coûte". (Oui c'est du deux-cent-cinquantième degré, oui c'est de l'humour noir et moi j'aime ça.)


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Mots de Progéniture

>> samedi 14 janvier 2012

Cette semaine, on a élucidé pourquoi "Diamonds are a girl's best friends".

- Oooooooooooh Maman ! c'est joli ton collier !
- Oh merci mon coeur ! Il te plait ?
- Oui. C'est des bonbons ?

Et aussi vécu un drame.

- L'autre jour, à la cantine, y avait pas de yaourt. Alors, j'ai mangé une pomme !!
- Tu as été obligée de manger une pomme ?!
- Oui !

Sinon, ce billet à haute teneur en guimauve insipide est surtout prétexte pour vous inviter à aller me lire  chez Elodie de Conseils Educatifs pour causer lecture 'tellectuelle.

Et aussi sur les Vendredis Intellos, où je disserte sur le cododo (avec plein de com' intéressants).


En causant de V.I., j'en profite pour vous présenter l'outil dont je suis fière : l'arbre à perles des Vendredis Intellos.
L'arbre à perles, kezako ?
  L'arbre à perles que j'ai commis quand j'étais petite
était bien moins réussi que celui là !!

Il s'agit en fait d'une arborescence de liens qui permet de ranger les liens qui nous intéressent par thème. Mme Déjantée a créé celui des VI, et je m'applique (plus ou moins assidument) à le remplir.


Allez vous promener dans les perles des VI !



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Apprendre les sciences en jouant ? [Vendredis Intellos]

>> vendredi 4 novembre 2011

Cet article est écrit dans le cadre des Vendredis Intellos de Mme Déjantée.



Cette semaine, comme j'avais trop d'inspiration (quatre idées d'articles qui me tiennent à cœur, mazette !) et que je n'arrivais à rien avancer, j'en ai logiquement choisi une cinquième, trouvée sur le blog du Monde Education.

Le directeur du Center for game Science de l’université de Washington y est interviewé au sujet des jeux scientifiques.

En ex-taupine (= élève de maths sup/math spé) sur le retour, je suis assez perplexe sur le sujet, et je vous dis pourquoi sur le blog des Vendredis Intellos.


Pour vous balader facilement dans toutes les contributions, je vous invite à vous promener dans l'arbre à perles (ou Pearltree) des Vendredis Intellos ! 

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L'allaitement : j'arrête [Vendredi Intello]

>> vendredi 14 octobre 2011

Aujourd'hui, j'ai envie de parler d'un truc intime. D'ailleurs je n'en ai jamais parlé ici, bien que j'y étale sans vergogne la vie de mes nichons. Les copains qui me lisent de temps à autre pour se marrer peuvent sauter cet article, ce sera un peu technique et beaucoup larmoyant.

A propos de l'allaitement, le manque de lait est une des craintes les plus fréquemment entendues. Et si le bébé ne prenait pas assez ? et s'il tétait mal ? et si je ne produisais pas assez.

Chez moi, rien de tel. Dès les premiers jours avec Progéniture, je me suis retrouvée confrontée au "problème" inverse : montée de lait "en fanfare", seins énormes, fuites intempestives, lit trempé toutes les nuits. Et R.E.F.

C'est quoi le R.E.F ? C'est le réflexe d'éjection fort, la Leache League y consacre un feuillet bien complet intitulé "Trop de lait, trop vite, trop fort".

Pour ceux qui souhaitent avoir plein d'infos techniques sur le sujet, allez voir mon article sur le blog des Vendredis Intellos. Ici, je ne traiterais que de mon expérience personnelle de Tellectuelle-avec-deux-enfants.

Image tirée du site Aider Allaiter

Dans les faits, c'est assez rigolo à voir d'un œil extérieur : les seins projettent du lait par jet puissants jusqu'à plusieurs mètres. Vous connaissez mon humour potache, vous vous doutez que ça m'a bien amusée quand j'ai découvert ça.

Le hic, c'est que le bébé qui se trouve en face apprécie rarement de se prendre un coup de karcher de lait au fond du gosier. Il peut hurler au sein, se débattre, s'étrangler aussi.

Un autre "symptôme", ce sont les selles vertes, moches et gluantes (et dire que je rédige ce texte au petit déjeuner, miam !). Car l'enfant boit surtout le lait de début de tétée, riche en lactose, moins digeste que le lait de fin de tétée qui lui, est riche en graisse. Ce n'est pas qu'un problème cosmétique, le bébé est alors sujet aux coliques dues au lactose mais aussi au fait que le bébé avale de l'air, à cause de toute cette pression.



Pour Progéniture, une fois le diagnostic posé (Progé hurlait de rage au sein, se retirait et se prenait un jet de lait dans l’œil, j'ai vite compris le souci), quelques clics sur le net, un coup de fil à une conseillère de la LLL, j'ai testé deux-trois trucs et finalement, je ne sais si mon réflexe s'est amenuisé, ou si elle a appris à le gérer, mais en 10 jours, il n'y avait plus de problème. J'en ai gardé un souvenir un peu amusé, et j'ai oublié les quelques jours de détresse que j'avais vécus quand le problème était apparu.

Aussi, quand le REF est apparu vers la troisième semaine d'Entropie, j'ai pris ça sereinement, en bonne routarde du nichon : "Tiens, mon vieux copain le REF est de retour. On va gérer ça sans souci, fastoche !".

Comme si chaque enfant était pareil, comme si chaque maternité était identique, comme si moi, j'étais la même.

Sereinement (au début du moins), j'ai alors testé toutes les solutions suivantes.

1. Rapprocher les tétées, afin de ne pas avoir les seins sous pression. Un véritable échec dans notre cas, cela a multiplié les coliques très intenses, car Entropie ne buvait plus que du lait de début de tétée, riche en lactose et moins digeste que celui de la fin de tétée (qui, lui, est riche en graisse).

2. Solution opposée : ne proposer qu'un seul sein pendant plusieurs heures, afin de mettre l'autre au repos. Il y a eu un léger mieux pendant deux jours (moins de coliques), mais ça a repris de plus belle.

3. En parallèle, quand le REF se montrait, je tentais d'exprimer le lait en début de tétée, le temps qu'il se calme (avec un bébé hurlant de frustration à coté, le kiff).
Dans mon cas, je n'ai jamais eu l'impression que les jets trop puissants ait été évacués. J'ai pressé mes seins, je les ai compressés, mais à aucun moment je n'ai eu l'impression que ça se calmait, même temporairement.

4. J'ai changé de position d'allaitement pour me faire aider de la gravité.
Peut-être la solution la plus efficace, mais on ne peut pas constamment allaiter allongée. De plus, souvent, on ne trouvait pas LA position confortable et ou bien elle, ou bien moi devions rapidement bouger (vive ma contracture à l'épaule qui en a profité pour revenir).

5. Là, un peu désespérée, j'ai appelé Moog', qui est marraine d'allaitement (vous le saviez pas ? hé hé !), qui m'a expliqué que les causes étaient hormonales et qu'il y avait peu de solutions pour faire cesser le REF (en général ça passe à 3 mois, youpi), et qu'il fallait apprendre à le gérer. Elle m'a redonné des conseils sur le positionnement et donner un petit truc : la sauge, sensée baisser la production de lait.
J'ai assaisonné tous mes plats à la sauge sans voir d’amélioration notable. Mais au moins j'ai découvert un goût nouveau ...

Et le WE dernier, j'ai tilté. Après un mois de REF, on en est à une tétée toutes les 2h la nuit, voire moins. J'ai par exemple vécu une nuit où je n'ai pas dormi du tout de 4h à 6h du matin, Entropie a tété en continu par à-coups, en râlant, s'arrêtant devant le jet trop fort, reprenant car elle avait faim.

Samedi soir, on est sortis (première sortie seuls depuis l'accouchement, hiii !), la laissant à ma sœur, qui lui a donc refilé un biberon de lait en poudre-caca-beurk. (car je n'ose pas tirer mon lait, de peur de stimuler encore plus la lactation).
Elle a dormi de 19h30 à 2h du matin, alors que la veille, comme les autres jours, elle avait réclamé à 19h30/20h30/23h/2h30.

Le dimanche matin, j'ai pleuré toute la matinée "sans raison", et j'ai pris conscience qu'elle avait rapproché les tétées, de faim, car elle n'en finissait jamais une seule. En parallèle, les coliques étaient de plus en plus fréquentes et douloureuses.

Je n'en pouvais plus de m'excuser auprès de ma fille de l'allaiter. Le comble !

J'ai repensé à l'extrait cité par La Mère Joie dans sa critique du livre "Bien vivre l'allaitement".
« Le succès d’un allaitement devrait d’abord se mesurer par ce qu’il apporte à ceux qui en font l’expérience avant d’être noté sur la quantité de lait donné, le temps passé ou la façon de sevrer son bébé. Chacune a le pouvoir de définir sa propre relation d’allaitement et de décider ce qui constitue, pour elle, un allaitement réussi, de la première tétée au sevrage. »


Je me suis demandé ce que nous apportait l'allaitement, à nous deux, et aussi à notre famille. Pas en théorie, car en théorie, quand cela se passe bien, je sais que l'allaitement est selon moi, mon meilleur moyen de nourrir mes touts petits (oui je souligne et resouligne, car cela reste mon opinion pour mon propre cas).
Mais là aujourd'hui que nous apportait l'allaitement ?
Pour moi, stress, questionnements perpétuels, culpabilité, fatigue dues au nuits totalement hachées.
Pour elle, cris, étranglements, appréhension des tétées et coliques très douloureuses.
Pour notre famille, installation d'un climat tendu, moindre disponibilité de ma part auprès de Progéniture, l'aînée, qui commençait à péter les plombs, et l'Homme désemparé de ne pouvoir aider.

Alors j'ai fait le deuil de la maternité dont j'avais rêvé pour ce deuxième enfant. J'ai commencé le sevrage dimanche dernier.

J'en ai pleuré, et je suis encore triste. Je râle contre la poudre qui colle qu'on retrouve partout dans la cuisine, contre les biberons et les tétines à laver constamment. Je peste quand j'ai mal anticipé la faim et qu'elle pleure en attendant que l'eau chauffe.

Mais elle n'a plus de coliques. Mon-enfant-n'a-plus-mal. Grâce à cette décision que j'ai prise, moi, sa mère.

Alors oui, je pleure cette mère que j'avais rêvé être, la mère qui allaite le plus longtemps possible, sereinement, calmement, car c'est le moyen le plus simple pour nourrir son bébé.
Mais je suis aussi la mère qui a pris LA décision qui stoppe la souffrance de son enfant. Cette mère là, même si je ne l'avais pas rêvée ainsi, elle est compétente, et je lui en suis reconnaissante. Et cette compétence que je me reconnais va probablement me permettre de ne pas sombrer dans la jolie dépression post partum qui avait commencé à pointer le bout de son nez, dimanche dernier.


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Vendredis Intellos : Comment ne pas être une mère parfaite (Libby Purves)

>> vendredi 9 septembre 2011

Cet article est écrit dans le cadre des Vendredis Intellos de Mme Déjantée.

Pour vous balader facilement dans toutes les contributions des semaines précédentes, je vous invite à vous promener dans l'arbre à perles (ou Pearltree) des Vendredis Intellos !

J'ai acheté ce livre au tout début de ma première grossesse. En effet, j'ai été quelques temps très angoissée devant l'ampleur de la tâche qui m'attendait, au point d'en avoir des insomnies sévères.
Comment saurais-je jouer mon rôle de mère ? Allais-je "gâcher" mon enfant par mon incompétence ? Saurais-je m'empêcher de ruiner son éducation ?
J'étais tellement persuadée que je ne saurais pas "faire" que je craignais même de ne pas "savoir" vivre une grossesse, et que par ma faute elle n'arriverait pas à terme.

Bref au bout d'une semaine d'absence de sommeil, j'ai pleuré un coup dans les bras de l'Homme, pris rendez-vous chez un psy et acheté quelques bouquins décomplexant dont celui-ci.

Je me rappelle avoir passé un bon moment, ri, et rangé le livre jusqu'au mois dernier.

Je l'ai repris mi aout, dans le but avoué de le relire en diagonale et de me faire un post "Vendredis Intellos" à peu de frais.

Et j'ai découvert qu'une grande partie de ma facette de mère décomplexée (n'ayons pas peur des mots) avait été influencée par ce livre.

Je ne pensais pas avoir été tant influencée par ce livre que j'avais retenu comme étant plaisant et amusant à lire.

L'auteur a écrit ce livre "parce qu' [elle] avait besoin de le lire et qu'il n'existait pas."
Son expérience de trois enfants lui paraissant insuffisante, elle a envoyé des questionnaires à une cinquantaine de mères, très différentes, pour avoir des panels de réponses et de solutions très variés.

En ressort un "guide" désopilant sur la façon de se vivre mère depuis la grossesse jusqu'aux 3 ans de l'enfant environ.

L'idée étant de compiler un maximum de trucs et astuces d'un maximum de parents, on a parfois une liste de solutions proposées en vrac, l'idée principale étant qu'il n'existe pas de méthode miracle, mais que c'est l'inventivité du parent et son adaptation qui fait l'affaire, le plus souvent.

Si la colère commence à se développer, voici quelques solutions auxquelles mes amies mères ont eu recours. Encore une fois, certain es se contredisent, mais elles ont toutes été testées. Au moment adéquat, avec l'enfant adéquat, elles ramèneront au calme.
  • Faites comme si de rien n'était.
  • Imitez les, faites les rire.
  • Mettez les au lit avant qu'ils aient eu le temps de dire ouf. Pas d'auditoire, pas de colère. [...]
  • Emmenez les dans les vestiaires sans discuter (le conseil d'un intituteur) et ouvrez les robinets des lavabos. L'eau qui coule fait concurrence aux larmes. [...]
  • Asseyez vous par terre, serrez-la dans vos bras et soufflez-lui doucement dans l'oreille. (J'ai essayé. Je peux vous montrer les marques de dents si vous voulez. Je vous souhaite bien du plaisir !)

J'ai aussi beaucoup aimé son chapitre sur l'allaitement. Pas parce qu'il donne des techniques infaillibles pour bien le réussir ou des arguments imparables sur pourquoi il faut allaiter.

Mais parce que les arguments donnés sont tournés vers l'intérêt "égoïste" de la mère. Ce chapitre m'a convaincue qu'être mère ne devait surtout pas être un sacerdoce, car choisir une solution par "sacrifice" n'est pas une bonne solution. Pour qu'une solution parentale soit viable à long terme, elle doit l'être à la fois pour le parent et l'enfant.

N'allez pas croire qu'au début ce sera une partie de plaisir. [...] Il y a des quantités de tableaux qui représentent la Vierge à l'enfant, mais dans aucun on ne la voit en train d'allaiter les dents serrées, les orteils recourbés par la douleur tandis que la bouche de l'infernal nourrisson s'avance pour prendre sa première gorgée.
Cette période atroce finit cependant par s'arrêter.

Quelquefois au bout d'une ou deux semaines, quelquefois pas avant quelques mois. Et quand l'allaitement devient un automatisme, c'est formidable. [...]

Tout le monde sait qu'à tous points de vue, l'allaitement convient mieux aux bébés. Voici sept raisons totalement égoïstes pour lesquelles il convient mieux aux mères :
  • Ça coute moins cher.
  • A la longue, c'est moins pénible. Finies les corvées de stérilisation. Finies les traces de lait en poudre dans la cuisine. Finies les inquiétudes à propos des tétines qui vont trop vite, trop lentement ou qui se bouchent. Finies les manipulations de thermos chaudes ou froides quand vous sortez.
  • Le caca est jaune et sent la cannelle au lieu d'être dur, vert et pestilentiel comme c'est le cas avec les biberons. Les inévitables rots sentent eux aussi meilleurs.
  • Vous pouvez aller où vous voulez du moment que le bébé y va aussi. Plus tard, vous pouvez extraire de quoi faire une tétée, et même avoir une réserve de lait congelé. [...] Quand je travaillais, je me servais d'un tire lait mécanique [...]. Et n'allez pas croire que c'était seulement pour son bien. C'était pour pouvoir continuer à allaiter trois fois par jour sans être obligée de me coltiner les biberons quand on partait faire de la voile.
  • Vous avez toujours un moyen infaillible de faire taire le bébé, me^me quand les premières dents sortent. Ne vous laissez pas décourager par les dents. [...]
  • Le bébé a apparemment moins d’aérophagie. [...]
  • Grâce à vos précieux anticorps le bébé est moins exposé à toutes ces horribles maladies infantiles. [...] Des dizaines de mères m'ont affirmé que leurs enfants avaient eu leur premier rhume deux semaines après la dernière tétée.


Je conseille donc ce livre à toutes les futures/jeunes mères ayant tendance à se culpabiliser sans raison.

Dans un grand éclat de rire salvateur, vous comprendrez qu'on peut être une bonne mère, sans être parfaite et en restant à l'écoute de ses propres besoins. C'est d'ailleurs surement une des clés de la réussite. C'est en tout cas ce que je crois.






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Vendredi Intello : des berceuses pour les parents ?

>> vendredi 26 août 2011

Cet article est écrit dans le cadre des Vendredis Intellos de Mme Déjantée.


La semaine dernière, Mme Déjantée, jamais à court d'idée pour nous faire bosser, proposait de parler du livre de comptines "pour adultes" qui a fait pas mal parler de lui Outre Atlantique : Go the F**k to Sleep


Voici un extrait traduit :
"Le tigre s'est allongé dans la jungle qui bruisse
Le moineau a tu son pépiement
Que ton nounours aille se faire foutre, je ne vais rien te chercher du tout
Vas-tu fermer les yeux oui ou merde ! "


C'est un article du Monde qui avait attiré son attention à ce sujet et Mumaddict avait ramassé le gant et proposait son avis et son analyse. Elle est contre ce livre qu'elle voit comme un manque de respect envers nos enfants.

J'avais pour ma part promis d'en parler cette semaine, car je pressentais être d'un avis totalement différent de Mmes Déjantée et MumAddict.


Entre temps, pof ! Entropie est née dimanche, et je ne suis plus qu'amour, lait, douceur et manque de sommeil. Mes neurones ont fondu dans l'opération et je n'ai pas trop l'envie et la force mentale de me lancer dans un débat.

Pour ma part, je suis plutôt totalement de l'avis opposé : ce livre n'est vendu comme livre de comptines que par dérision. Je n'ai même pas imaginé que quelqu'un s'amuse à le lire au premier degré à son enfant.

Comme expliqué plus haut, je ne vais pas vraiment développer mon propos, mais je souhaitais vous proposer d'autres exemples d'exutoires parentaux plus ou moins corrects, qui je l'avoue, me réjouissent toujours, chacun à leur manière.


Très connue, voici La berceuse de Bénabar.



Voilà plus d'une heure que j'te tiens dans mes bras,
voilà quelques jours que je suis tout à toi.
Il est très tard et tu dors pas,
je t'ai fait une berceuse, la voilà.

Demain le jour sera là et les oiseaux chanteront leur joie, tes paupières d'or s'ouvriront sur le soleil et sur sa chanson, ferme les yeux, c'est merveilleux et dans tes rêves toutes les fées viendront te réveiller, fais dodo... pourquoi tu dors pas?

Demain il faut que je me lève tôt,
j'ai un rendez-vous important,
si t'aimes ton père, si tu l'aimes vraiment,
sois fatigué et dors maintenant.
J'ai sauté sur l'occas', t'avalais ton biberon
pour un micro-sommeil de dix secondes environ,
c'était confort, j'ai bien récupéré,
maintenant tu dors, t'arrêtes de nous faire... fais dodo.

Demain le jour sera là et les oiseaux chanteront leur joie, tes paupières d'or s'ouvriront sur le soleil et sur sa chanson, ferme les yeux, c'est merveilleux et dans tes rêves toutes les fées... Dors dors dors! Bordel, Pourquoi tu dors pas? Dors dors dors! Laisse dormir ton papa!

Ce que tu regardes en riant, que tu prends pour des parachutes,
ce sont mes paupières mon enfant, c'est dur d'être un adulte.
Allez on joue franc jeu, on met carte sur table,
si tu t'endors je t'achète un portable,
un troupeau de poneys, un bâton de dynamite,
j'ajoute un kangourou si tu t'endors tout de suite.

Tes paupières sont lourdes, tu es en mon pouvoir une sensation de chaleur engourdit ton corps, tu es bien, tu n'entends plus que ma voix, je compte jusqu'à trois, et tu vas t'endormir...

Pourquoi tu ne veux pas dormir, pourquoi, tu dors pas?
Je te donnerais bien un somnifère,
mais y en a plus demande à ta mère,
t'es insomniaque ou quoi?
Puisque tu ne me laisses pas le choix,
voici le temps des menaces,
si tu dors pas j'te place.
Dors dors dors! Mais on dirait que ça marche.
Tu fermes les yeux, tu es si sage,
c'est merveilleux, tu dors comme un ange,
tu as de la chance moi aussi j'ai sommeil,
mais c'est le matin, faut qu'je m'habille.
Je me suis énervé mon amour, je le regrette,
pour me faire pardonner j'vais te jouer un peu de trompette!


Moins consensuel, Dors mon Fils des Fatals Picards

[refrain]
Dors maintenant
Dors mon fils
Dors maint'nant
Dors mon fils

Ca fait maint'nant trois mois que tu nous fais vivre un calvaire
Mine de rien la grossesse a fait prendre trois tonnes à ta mère
Avant elle écoutait Led Zeppelin c'était une déesse
Maint'nant c'est plus qu'une montgolfière qui n'écoute qu'Henri Dès
Notre vie sociale est ruinée on parle plus qu'à des parents
Mes meilleurs amis m'ont donné rendez-vous dans 1O ans
Le sexe je sais plus c'que c'est maintenant
Ses seins y'a plus que toi qui les touches tout le temps

Il est 5 heure du mat' et je dois m'lever à 7
J'préfèrerais carrément qu'tu m'achèves à la machette

[refrain]

Et p't'être y vont t'faire mâcher du chewing-gum
Mais avec le papier aluminium
Et p't'être qu'y glisseront sous tes ongles des pointes en fer
Ou p't'être c'est juste du sable qu'y mettront sous tes paupières

Tu comprendras c'que c'est que d'pas fermer l'oeil depuis la veille
Si tu dors pas tout d'suite c'est pas la gentille fée qu'j'appelle

[refrain]

Et quand tu s'ras ado j'te jure putain tu vas morfler
J'te f'rai bouffer bien gras pour être sûr que t'aies d'l'acné
Et si malgré tout ça tu nous ramènes une copine
J'lui montrerai où tu planques tes magazines

Il est 6 heure du mat' dans une heure j'file à la mairie
J'vais faire changer ton prénom pour un sale truc bien pourri

[refrain]



En enfin, presque inquiétante, la Berceuse des Rita Mitsouko :


Rendors toi, petit chéri
Referme les yeux
Surtout, pas un bruit
On est tous les deux
C'est ça, sois bien tranquille
Reste immobile

Au secours
À l'aide, quelqu'un
Faites- moi sortir de là

Dors, mimosa
Ta maman est là
Dors bien ma grosseur
Ma puce, ma tumeur
Surtout ne pleure pas :
Maman est là

Au secours
Papa fais moi sortir d'ici
A l'aide, faites moi sortir de là

Au secours, quelqu'un
Je veux sortir d'ici
Quelqu'un ? Papa ?
Fais moi sortir de là




Pour vous balader facilement dans toutes les contributions, je vous invite à vous promener dans l'arbre à perles (ou Pearltree) des Vendredis Intellos !


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Vendredi Intello : question d'image

>> vendredi 19 août 2011

Cet article est écrit dans le cadre des Vendredis Intellos de Mme Déjantée.
Je déroge un peu à la règle, je ne cite pas d'extrait cette semaine, je me base sur une vidéo. J'espère que la team des VI ne m'en tiendra pas rigueur !



Cette semaine, en une de Hellocoton, je tombe sur le billet de la Duchesse d'Orléans.

Et je découvre une problématique que je n'aurai jamais à affronter avec Progéniture, blondinette aux yeux bleus et à la peau pâle : la conciliation de notre image de la beauté avec la peau noire.

Je me permets de relayer la vidéo qu'elle a choisi pour illustrer son billet.



Ce test m'a fait monter les larmes aux yeux. Quelle tristesse dans le regard de cette petite fille qui montre à quelle poupée elle ressemble : la poupée qu'elle vient de désigner comme laide et méchante !

Il n'empêche que Progé sera probablement elle aussi confrontée à un problème qui touche beaucoup de femmes aujourd'hui (oui, je suis persuadée que le problème d'estime de soi touche plus largement les femmes que les hommes aujourd'hui) : comment se trouver belle (et pas seulement sur le plan physique) ? Comment se voir comme quelqu'un de valeur ?


Au grand désespoir de l'Homme, je suis fan de l'émission "Belle toute nue". l'objectif est de permettre aux femmes candidates de se trouver à nouveau (enfin ?) "belle toute nue". Même si je trouve que l'émission est bien souvent trop outrée, et trop violente dans son traitement, le discours me parait tellement sain et bon pour notre conception de la beauté de la femme que je suis fidèle au RV.
Au début de chaque émission, le présentateur place la jeune femme face à son reflet, en sous vêtements. Certaines ne se sont pas regardées ainsi, en pied, depuis plusieurs années, mais le pire a été pour l'une d'entre elle qui, à la question "Comment tu trouves ton corps ?", a répondu "Ben c'est dégueulasse... Oui, c'est dégueulasse", en enveloppant la totalité de son corps d'un geste dégouté.
Comment peut-on parler de soi ainsi, avec tant de haine et de détachement ??

Ça m'a rappelé certaines phases de mon adolescence où j'avais cette impression de ne rien valoir, de ne servir à rien. Et encore, j'ai de la chance, je suis de nature peu complexée physiquement.

Alors se pose la question qui fait que ce post n'est pas totalement hors sujet dans le cadre d'un Vendredi Intello :
Comment apprendre l'amour de soi à un enfant ?
Comment élever nos enfants de manière à en faire des adultes sereins et en accord avec eux-mêmes ?

La question se complique quand on est soi-même en lutte contre la fâcheuse manie de se sous-estimer (manie en voie de disparition chez moi, grâce à l'hypnose, ouf !). Comment apprendre à un enfant à s'aimer quand l'idée n'est pas évidente pour soi-même ?
Une de mes craintes de mère est justement de transmettre certaines de mes "névroses" à mes enfants sans rien pouvoir y faire. Ce fut une des motivations pour
arrêter de me ronger les ongles et me lancer dans l'hypnose.


Je n'ai pour l'instant aucune réponse (à part régler mes problèmes pour espérer ne pas les transmettre), mais je suis d'avis que les récentes contributions sur la communication non violente et le respect de l'enfant sont le début de la solution.

Et croyez-moi, chez moi, il y a du travail à faire en terme de communication non-violente (pour tout vous dire, je peine à saisir les subtiles différences entre les phrases proposées en exemple)... Cela fera peut-être l'objet d'autres réflexions, le temps de murir tout ça.


Pour en savoir plus sur le sujet de la communication non violente, les précédentes contributions dans le cadre des Vendredis Intellos :
  • Maman Nature nous conseille un livre pour apprendre à poser des limites à son enfant dans le respect
  • Maman Sioux nous propose un autre livre pour mieux comprendre l'opposition, les pleurs et les crises de rages des enfants de 1 à 5 ans. Ça tombe bien, on est en plein dedans chez les Tellectuelle !
  • Home Sweet Môme nous fait part de deux lectures. L'une propose d'apprendre à Enseigner avec bienveillance et attire notre attention sur le cercle vicieux du jugement, qu'il soit négatif ou positif (nouveauté absolue pour moi) ; l'autre sur l'ambivalence de la récompense. Ce thème est d'ailleurs développé dans un deuxième post.


Et pour vous balader facilement dans toutes les contributions, je vous invite à vous promener dans l'arbre à perles (ou Pearltree) des Vendredis Intellos !


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Vendredi Intello : haro sur les cahiers de vacances !

>> vendredi 12 août 2011

Cet article est écrit dans le cadre des Vendredis Intellos de Mme Déjantée.
Pour en savoir plus, cliquez sur l’image !



Enfant, tous les étés, nous réclamions notre cahier de vacances. Ma mère n'en était pas particulièrement fan, elle savait que nous abandonnerions l'horrible cahier, passées les trois premières pages.

J'en voulais un parce que ça me paraissait être le "it" à posséder en vacances, ça me semblait le comble du jeu à avoir sur la plage. Et puis, bien dans mon rôle d'aînée peste, j'aimais jouer à la maitresse avec les cousin/cousine/frère/sœur.

Nous avions de la chance, en "bons élèves", on ne nous a jamais présenté le truc comme des "devoirs", des "révisions".
D'ailleurs, ça m'aurait paru suspect. Les révisions, c'était comme cet horrible été en Espagne, quand toute la famille a jugé bon de tester mes fameuses tables de multiplication à tout bout de champs, par surprise, et constamment. Ce n'est pas un cahier multicolore et chamarré qui allait me faire "réviser" (réviser quoi d'ailleurs ?). Non non non !

Puis j'ai grandi, vieilli, pondu, mais je ne suis pas encore concernée par le cahier de vacances en tant que parent. Mais ça reste suspect à mes yeux, ces cahiers de vacances. Je passe toujours devant les têtes de gondoles en me demandant si Passeport et Nathan respectent vraiment les programmes et si c'est vraiment pertinent pour garder les cerveaux de nos enfants alertes.

Et puis, est-ce si grave le laisser les enfants "en sommeil" (enfin en sommeil, je me comprends, rien de plus stimulant que les vacances, la découverte d'un nouvel univers, de nouvelles activités, etc.) pendant 1 mois et demi ? Ce temps n'est-il pas nécessaire, au contraire, un peu comme le sommeil quotidien. Oui, pour moi, les grandes vacances sont à l'année scolaire, ce que le sommeil est à la journée. Un temps pour rêver, reconstruire les savoirs autrement dans sa tête.

Bref, pour étayer mon premier article destiné aux Vendredis Intellos de Mme Déjantée, j'ai trouvé un article écrit par Geneviève Cavaye, psychologue scolaire, qui a écrit quelques textes sur son site Enfance et Psychologie.

Ça commence "bien", elle confirme ma théorie (j'aime quand les gens "experts" me donnent raison).
"Les vacances produisent une rupture dans le rythme de vie quotidien de l'enfant. Cette rupture porte, en elle-même, quelque chose de dynamique, qui peut l'aider à évoluer à progresser au plan psychique, à grandir dans sa tête.
[...]

Les soucis de l'année précédente, les difficultés scolaires, si elles existent, doivent être laissés de côté. Ne pas non plus anticiper négativement l'année à venir. Valoriser l'enfant au maximum dans ses nouvelles capacités qu'il n'a pas toujours l'occasion d'exercer dans sa vie scolaire.

Oublier l'école, découvrir le monde sous d'autres aspects, voilà la riche leçon des vacances."


M'enfin, elle s'avère moins fermée que moi sur le cahier de vacances.

"Les éditeurs de cahier de vacances rivalisent d'imagination pour proposer des livres attrayants, colorés. Les thèmes abordés au cours des exercices peuvent être le point de départ de discussions plus larges sur le sujet, déboucher vers d'autres lectures.


[...]

Grâce à ce travail, dont la présentation est souvent très ludique, surtout pour les plus jeunes, l'enfant aura gardé un contact avec l'écrit, il aura entretenu quelques savoirs scolaires. Il aura découvert de nouveaux centres d'intérêt et aura peut-être le désir d'approfondir certains sujets par la lecture."


Damned ! Me serais-je un peu emballée à condamner sans jugement équitable ?
Serais-je une fasciste des vacances, prête à un autodafé de cahiers ?
Devrais-je reconsidérer mon avis lorsque Progéniture entrera en primaire ?

Je comptais laisser murir mes réflexions sur ce sujet pendant encore quelques années, car je n'étais pas encore concernée :
je rappelle que Progéniture n'a pas 3 ans et va entrer en Petite Section de Maternelle dans un mois, qu'aurait-on à réviser ??

Ou plutôt devrais-je dire, je ne me sentais pas concernée. Mais j'ai découvert un truc absolument affromineux et terrifique : les cahiers de vacances de "toute petite section de maternelle" ou de préparation à l'entrée en petite section de maternelle pour les 2-3 ans.



Ils sont tous là, Hatier, Passeport et consorts. Même Tchoupi s'y met, le traître.

Caddie dans le dos, liste de course mise en attente, j'ai feuilleté ces cahiers, et j'avoue les avoir tous trouvés compliqués à comprendre et à mettre en œuvre. Je ne vois pas Progéniture se plonger là dedans, et je me vois encore moins lire la consigne et lui faire faire des exercices. A deux ans et huit mois !?!

Mais ce qui m'a fait pousser des cris d'orfraie, c'est celui-ci :




N'y-a-t-il pas plus cynique d'appeler un cahier de révision (ou de préparation, on appellera ça comme ça vous chante) les "récrés de la maternelle", alors que l'enfant n'a encore ni goûté à l'école, ni à ses récrés. Et que ce qu'on va lui faire faire avec ses cahiers est l'activité la plus éloignée de la récréation qu'on puisse lui proposer !!


Alors j'ai craqué, j'avoue. Je me suis enfuie, bide en avant, hormones en furie, et j'ai hurlé :

"Les cahiers au feu ! Les éditeurs au milieu !
Les cahiers au feu ! Les éditeurs au milieu !"




Pour aller plus loin :
  • L'initiatrice du thème : Maman Bavarde
  • Phypa, qui nous recense quelques études sur "l'utilité" des cahiers de vacances.
Chacun des deux posts donne aussi des avis de pédagogues reconnus et de chercheurs en sciences de l'éducation.

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