L'allaitement : j'arrête [Vendredi Intello]

>> vendredi 14 octobre 2011

Aujourd'hui, j'ai envie de parler d'un truc intime. D'ailleurs je n'en ai jamais parlé ici, bien que j'y étale sans vergogne la vie de mes nichons. Les copains qui me lisent de temps à autre pour se marrer peuvent sauter cet article, ce sera un peu technique et beaucoup larmoyant.

A propos de l'allaitement, le manque de lait est une des craintes les plus fréquemment entendues. Et si le bébé ne prenait pas assez ? et s'il tétait mal ? et si je ne produisais pas assez.

Chez moi, rien de tel. Dès les premiers jours avec Progéniture, je me suis retrouvée confrontée au "problème" inverse : montée de lait "en fanfare", seins énormes, fuites intempestives, lit trempé toutes les nuits. Et R.E.F.

C'est quoi le R.E.F ? C'est le réflexe d'éjection fort, la Leache League y consacre un feuillet bien complet intitulé "Trop de lait, trop vite, trop fort".

Pour ceux qui souhaitent avoir plein d'infos techniques sur le sujet, allez voir mon article sur le blog des Vendredis Intellos. Ici, je ne traiterais que de mon expérience personnelle de Tellectuelle-avec-deux-enfants.

Image tirée du site Aider Allaiter

Dans les faits, c'est assez rigolo à voir d'un œil extérieur : les seins projettent du lait par jet puissants jusqu'à plusieurs mètres. Vous connaissez mon humour potache, vous vous doutez que ça m'a bien amusée quand j'ai découvert ça.

Le hic, c'est que le bébé qui se trouve en face apprécie rarement de se prendre un coup de karcher de lait au fond du gosier. Il peut hurler au sein, se débattre, s'étrangler aussi.

Un autre "symptôme", ce sont les selles vertes, moches et gluantes (et dire que je rédige ce texte au petit déjeuner, miam !). Car l'enfant boit surtout le lait de début de tétée, riche en lactose, moins digeste que le lait de fin de tétée qui lui, est riche en graisse. Ce n'est pas qu'un problème cosmétique, le bébé est alors sujet aux coliques dues au lactose mais aussi au fait que le bébé avale de l'air, à cause de toute cette pression.



Pour Progéniture, une fois le diagnostic posé (Progé hurlait de rage au sein, se retirait et se prenait un jet de lait dans l’œil, j'ai vite compris le souci), quelques clics sur le net, un coup de fil à une conseillère de la LLL, j'ai testé deux-trois trucs et finalement, je ne sais si mon réflexe s'est amenuisé, ou si elle a appris à le gérer, mais en 10 jours, il n'y avait plus de problème. J'en ai gardé un souvenir un peu amusé, et j'ai oublié les quelques jours de détresse que j'avais vécus quand le problème était apparu.

Aussi, quand le REF est apparu vers la troisième semaine d'Entropie, j'ai pris ça sereinement, en bonne routarde du nichon : "Tiens, mon vieux copain le REF est de retour. On va gérer ça sans souci, fastoche !".

Comme si chaque enfant était pareil, comme si chaque maternité était identique, comme si moi, j'étais la même.

Sereinement (au début du moins), j'ai alors testé toutes les solutions suivantes.

1. Rapprocher les tétées, afin de ne pas avoir les seins sous pression. Un véritable échec dans notre cas, cela a multiplié les coliques très intenses, car Entropie ne buvait plus que du lait de début de tétée, riche en lactose et moins digeste que celui de la fin de tétée (qui, lui, est riche en graisse).

2. Solution opposée : ne proposer qu'un seul sein pendant plusieurs heures, afin de mettre l'autre au repos. Il y a eu un léger mieux pendant deux jours (moins de coliques), mais ça a repris de plus belle.

3. En parallèle, quand le REF se montrait, je tentais d'exprimer le lait en début de tétée, le temps qu'il se calme (avec un bébé hurlant de frustration à coté, le kiff).
Dans mon cas, je n'ai jamais eu l'impression que les jets trop puissants ait été évacués. J'ai pressé mes seins, je les ai compressés, mais à aucun moment je n'ai eu l'impression que ça se calmait, même temporairement.

4. J'ai changé de position d'allaitement pour me faire aider de la gravité.
Peut-être la solution la plus efficace, mais on ne peut pas constamment allaiter allongée. De plus, souvent, on ne trouvait pas LA position confortable et ou bien elle, ou bien moi devions rapidement bouger (vive ma contracture à l'épaule qui en a profité pour revenir).

5. Là, un peu désespérée, j'ai appelé Moog', qui est marraine d'allaitement (vous le saviez pas ? hé hé !), qui m'a expliqué que les causes étaient hormonales et qu'il y avait peu de solutions pour faire cesser le REF (en général ça passe à 3 mois, youpi), et qu'il fallait apprendre à le gérer. Elle m'a redonné des conseils sur le positionnement et donner un petit truc : la sauge, sensée baisser la production de lait.
J'ai assaisonné tous mes plats à la sauge sans voir d’amélioration notable. Mais au moins j'ai découvert un goût nouveau ...

Et le WE dernier, j'ai tilté. Après un mois de REF, on en est à une tétée toutes les 2h la nuit, voire moins. J'ai par exemple vécu une nuit où je n'ai pas dormi du tout de 4h à 6h du matin, Entropie a tété en continu par à-coups, en râlant, s'arrêtant devant le jet trop fort, reprenant car elle avait faim.

Samedi soir, on est sortis (première sortie seuls depuis l'accouchement, hiii !), la laissant à ma sœur, qui lui a donc refilé un biberon de lait en poudre-caca-beurk. (car je n'ose pas tirer mon lait, de peur de stimuler encore plus la lactation).
Elle a dormi de 19h30 à 2h du matin, alors que la veille, comme les autres jours, elle avait réclamé à 19h30/20h30/23h/2h30.

Le dimanche matin, j'ai pleuré toute la matinée "sans raison", et j'ai pris conscience qu'elle avait rapproché les tétées, de faim, car elle n'en finissait jamais une seule. En parallèle, les coliques étaient de plus en plus fréquentes et douloureuses.

Je n'en pouvais plus de m'excuser auprès de ma fille de l'allaiter. Le comble !

J'ai repensé à l'extrait cité par La Mère Joie dans sa critique du livre "Bien vivre l'allaitement".
« Le succès d’un allaitement devrait d’abord se mesurer par ce qu’il apporte à ceux qui en font l’expérience avant d’être noté sur la quantité de lait donné, le temps passé ou la façon de sevrer son bébé. Chacune a le pouvoir de définir sa propre relation d’allaitement et de décider ce qui constitue, pour elle, un allaitement réussi, de la première tétée au sevrage. »


Je me suis demandé ce que nous apportait l'allaitement, à nous deux, et aussi à notre famille. Pas en théorie, car en théorie, quand cela se passe bien, je sais que l'allaitement est selon moi, mon meilleur moyen de nourrir mes touts petits (oui je souligne et resouligne, car cela reste mon opinion pour mon propre cas).
Mais là aujourd'hui que nous apportait l'allaitement ?
Pour moi, stress, questionnements perpétuels, culpabilité, fatigue dues au nuits totalement hachées.
Pour elle, cris, étranglements, appréhension des tétées et coliques très douloureuses.
Pour notre famille, installation d'un climat tendu, moindre disponibilité de ma part auprès de Progéniture, l'aînée, qui commençait à péter les plombs, et l'Homme désemparé de ne pouvoir aider.

Alors j'ai fait le deuil de la maternité dont j'avais rêvé pour ce deuxième enfant. J'ai commencé le sevrage dimanche dernier.

J'en ai pleuré, et je suis encore triste. Je râle contre la poudre qui colle qu'on retrouve partout dans la cuisine, contre les biberons et les tétines à laver constamment. Je peste quand j'ai mal anticipé la faim et qu'elle pleure en attendant que l'eau chauffe.

Mais elle n'a plus de coliques. Mon-enfant-n'a-plus-mal. Grâce à cette décision que j'ai prise, moi, sa mère.

Alors oui, je pleure cette mère que j'avais rêvé être, la mère qui allaite le plus longtemps possible, sereinement, calmement, car c'est le moyen le plus simple pour nourrir son bébé.
Mais je suis aussi la mère qui a pris LA décision qui stoppe la souffrance de son enfant. Cette mère là, même si je ne l'avais pas rêvée ainsi, elle est compétente, et je lui en suis reconnaissante. Et cette compétence que je me reconnais va probablement me permettre de ne pas sombrer dans la jolie dépression post partum qui avait commencé à pointer le bout de son nez, dimanche dernier.


26 contributions extrêmement pertinentes:

Mowgouaille 14 octobre 2011 à 12:54  

Ton témoignage m'a beaucoup ému... C'est parfois difficile de trouver la bonne écoute et de faire machine arrière par rapport à ce qu'on avait espérer pour notre enfant... Mais c'est là toute la complexité des parents non?

Cécile Bijoux,  14 octobre 2011 à 12:59  

No comment... Je suis aussi émue que toi, je crois!
J'ai rencontré le même soucis pour mon fils... Obligée de l'allaiter allongée et lui à plat ventre sur moi.... J'ai tenu 20 mois quand même. Pour Boulette, pas de REF. Ouf!
Tu as pris la bonne décision ma belle.
Je pense bien fort à toi car le sevrage est très souvent bien plus difficle pour nous, mamans, que pour nos chers bambins.
Plein de bisous.

LMO 14 octobre 2011 à 13:06  

Il est vraiment bien ton billet. Toute l'ambiguïté de la maternité entre ce que l'on rêve et ce que l'on fait. La réalité n'étant pas plus mauvaise que l'idéal que l'on s'en faisait, d'ailleurs... :)

Bravo à toi d'avoir cette lucidité et cette "indulgence". Tu as su prendre la meilleure décision pour ta famille, c'est exemplaire!

la famille déjantée 14 octobre 2011 à 14:55  

Merci beaucoup de ta contribution... vraiment...et de ton témoignage aussi, très émouvant.
Ta décision est la bonne si tu la ressens comme telle, et en ce cas, je pense que tu peux être fière d'avoir su la prendre...
Lorsque ton lait aura un peu baissé, que tu seras parfaitement tranquillisée sur la question de l'alimentation de ta fille et si et seulement si tu le désires, tu pourras peut être proposer à ta fille une petite tétouille de temps en temps... Je dis ça uniquement à titre informatif parce que la possibilité d'un allaitement même très très partiel est si peu souvent évoquée et qu'il aide bien souvent à "clôre le chapitre" de l'allaitement de manière sereine(en tout cas, ça m'a toujours bien aidée...)...Des bises à vous deux!!

La Tellectuelle 14 octobre 2011 à 15:11  

Mowgouaille : c'est effectivement assez ardu de savoir s'écouter et surtout de voir les signes qui font évoluer notre avis ...

Cécile : 20 mois de REF ! mamma mia !

LMO : exemplaire ? carrément !? n'exagérons rien ... je dirais plutôt instinct de survie ;)

Mme Déjantée : de rien, celui-là il me tenait tellement à cœur que j'en ai pondu 2 articles dis donc !
Pour l'idée de garder quelques tétées, Mooglausorus me l'a soufflé ce matin au téléphone, et je crois que c'est effectivement la bonne décision. Je n'ai plus du tout ce souci de REF, et ce, dès le deuxième jour de sevrage (j'ai le téton ON/OFF sans variateur il faut croire). Reste à voir comment (quelles tétées, quel moment, etc.)

Dreiss 14 octobre 2011 à 15:13  

Oh je suis vraiment navrée pour toi. Le REF était l'une des choses qui me faisait le plus peur dans l'allaitement de Junior, surtout que je le vis depuis le début (et c'est vrai que la première fois que tu vois le jet, ben tu te dis "ouaouh ah ouais quand même"). Par chance, il a su gérer la chose, et je me force d'exprimer mon lait (au tire lait...) à chaque fois que je sens que j'en ai de trop. Toutefois, je suis vraiment triste pour toi, dans le sens où quand on sait ce que c'est que d'allaiter, d'en éprouver du plaisir (oui même quand il me SAOULE à me réveiller à 3h du mat' pour avoir son craboumiam de la nuit...), c'est dur de se dire qu'il va falloir tout remettre en question. Maintenant, tu as eu le bon réflexe, et tu as pris la meilleure solution pour vous 4. Grosses bises et merci pour ce témoignage !

La Tellectuelle 14 octobre 2011 à 15:15  

Merci de ton empathie Dreiss (j'adore le terme Craboumiam, qui reflète bien ce qu'on ressent vers 3h du mat' effectivement !)

Anne 14 octobre 2011 à 16:09  

Ben tu ne sais pas je viens d'apprendre quelque chose!!! J'ignorais que le fait devoir trop de lait au point que la pression en faisait des jets avait un nom!!! J'ai eu ça à chaque début d'allaitement mais il faut croire que mes loulous avaient le gosier solide... Ta décision est courageuse et j'admire, le sevrage n'est pas une décision facile (j'ai allaité la dernière 2 ans et demi...).

Sparkle and Co 14 octobre 2011 à 16:11  

Comme Dreiss, j'ai eu un allaitement hyper facile... Je commence seulement à le sevrer. Dur pour toi. Mais tu sais, ce n'est pas parce que tu la sèvres que tu l'aimes moins. Courage

séverine 14 octobre 2011 à 16:19  

Moi je suis une maman biberon et je l'assume donc mon ressenti est sans doute différent...
J'ai choisi pour ma 1ère de ne pas allaiter, pour le 2eme fasse à la pression "allaitement = maman Top moumoute", j'ai tenté...
3 semaines...
Mon bébé avait le frein de la langue trop court, donc tétée avec bouts de seins
Au bout de 3 semaines, le déclic: JE n'étais pas bien, je n'appréciait pas et lui non plus, donc biberon et de là, il a fait ses nuits...
Je crois que le fait d'avoir biberonner la 1ère m'a peut être aide à accepter plus vite l'option biberon.

Nat 14 octobre 2011 à 16:56  

Bonjour,
Je tiens à te remercier pour ton article. Il m'ouvre les yeux et me pousse un peu plus à prendre la décision que je ne me sens pas prête à prendre. Et pourtant, je sens au fond de moi que c'est qu'il y aurait de mieux. Stopper cet allaitement compliqué qui me fait souffrir, qui nous pousse à bout...

Tournicoti Tournicoton 14 octobre 2011 à 17:00  

Ah, ce REF... je l'ai vécu pour mes 3 allaitements mais très fort avec NuméroTrois... difficilement compréhensible pour les gens de l'extérieur... j'ai allaité 9 mois... dernière tétée il y a 15 jours :-)!

virginie 15 octobre 2011 à 10:34  

Je remplissais les bib d'avance d'une simple pression, j'allais me "purger" dans le lavabo des WC à la maison ou au boulot quand mes seins explosaient... et j'avais mal, bon dieu qu'est ce que j'avais mal. J'ai pu les allaiter tous les 4 entre 6 et 10 mois certes, mais même si ça amusait tout le monde, ça n'était pas tout le temps joyeux. Avec ton texte je découvre le terme de REF, je n'en avais jamais entendu parler. Merci, me coucherai moins con ce soir (!). Par contre je retrouve qqchose que je connais bien, la difficulté, la douleur, la tristesse, la culpabilité d'arrêter. Des années après tu y repenses avec un sourire nostalgique mais sur le moment c'est dur, très dur. Alors bon courage et pense à toutes ces bonnes nuits que tu vas retrouver et une sérénité qui va refaire surface tout doucement.

Mooglosaurus 17 octobre 2011 à 12:41  

On a déjà tout dit au téléphone. Tu es formidable!

La Tellectuelle 17 octobre 2011 à 14:52  

Anne : ravie d'avoir permis de diffuser de la connaissance ! parce que c'est quand même le but de ces Vendredis Intellos !

Sparkle : certes, ce n'est pas parce que je n'allaite pas que j'aime moins mon enfant. Le souci serait plutôt que parce que je n'allaite pas, je m'aime moins, moi !

séverine : de mon coté j'ai parfaitement bien vécu le passage au bib' lors de la reprise du travail (pas envie de tirer mon lait). Mais là, il n'y avait pas de raison extérieure qui "cautionne" cet arrêt.

Nat : si j'ai pu aider, j'en suis ravie. Tu peux aussi (si tu ne l'a spas déjà fait) appeler une conseillère en allaitement, parfois le simple fait de partager avec quelqu'un qui comprend et qui écoute suffit (cf. ma première expérience)

Tournicoti : c'est bizarre comme ça varie avec les enfants !

virginie : merci pour tes encouragements et le partage de ton vécu !

Mooglosaurus : je t'aime

Raoul 17 octobre 2011 à 15:02  

Quel courage ma belle ! D'un autre côté, à toi les mojitos ! (mais bye bye les nichons, damned !)

Karine 20 octobre 2011 à 21:07  

Je compatis! Car j'ai vécu exactement la même chose pour mon deuxième est c'est trop dur!! On se projette et PAF faut tout remettre en question. Mais la décision est sage! Bravo m'dame Tellectuelle. Je pense bien fort à toi car tu vis des trucs par très cool à l'intérieur de toi. Tu n'es pas toute seule!! ^^

Heidi,  4 novembre 2011 à 12:23  

Cet article m'a touchée... j'aurais presque pu l'écrire! J'ai découvert le REF avec mon aînée de maintenant 2 ans et demi, qui, comme Progéniture, a su le gérer assez rapidement... j'ai ainsi pu allaiter 6 mois en exclusif! Mais là, pour Numérobis, 1 mois, le REF est plus difficile. Elle s'étrangle souvent au sein et a des coliques, que sa soeur n'a jamais eues... alors la culpabilité de faire mal à mon bébé, je suis en plein dedans.
Je n'ai pas encore atteint l'étape sevrage, je teste encore quelques astuces pour réduire les désagréments... ça marche un peu mais ne résoud pas totalement le problème... alors je pense que bientôt, le sevrage va s'imposer, et ça me rend un peu triste... mais je le suis un peu moins après la lecture de ton article!

Anonyme,  1 mai 2012 à 19:49  

Je ne me définirais pas comme une "intello" seule les personnes jalouses disent ceci.
J'appellerais ça être logique.
Des personnes font semblent d'avoir 200 de Q.I
Mais seule les personnes "logiques" savent qu'il ou elle ment!

Mademoiselle.X

La Prune 4 mai 2012 à 13:02  

Alors, j'ai pas de bébé, j'espère bientôt, et j'ai décidé d'allaiter. MAIS, je n'ai aucune mauvaise image des mères non-allaitantes, par choix ou par obligation, j'ai été élevée comme ça, j'ai une santé de fer, je vois pas où est le problème. DONC j'imagine que ça a du être difficile, mais si tout le monde s'en trouve mieux, moi je dis OUI !

Anonyme,  19 mars 2013 à 09:48  

Alors cela fait un an et demi que cet article a été écrit mais quand je vous lis je me dis que j'aurai pu l’écrire moi-même, et ce en tout point! Et comme ça peut faire du bien, ENFIN, de trouver quelqu'un qui a vécu la même chose que soi (car Dieu sait que j'en ai "bouffé" des recherches d’expérience similaire sur le net) En effet, c'est ce que je vis actuellement et JE CRAQUE! J'ai connu la même chose pour mon premier mais j'ignorais complètement ce problème de REF, donc j'ai survécu en pensant que c’était un bébé qui avait besoin de sa maman et que le lait maternel était très digeste donc normal qu'il réclame aussi souvent, j'ai allaité 6 mois! Et voila, deuxième enfant qui pointe le bout de son nez, A.D.O.R.A.B.L.E les 2 premières semaines (et la je pense "pas du tout comme son frère") mais j'ai parlé trop vite... Rebelote, c'est la même M....! Une conseillère en lactation me met sur la piste: peut-être un REF, et en lisant tous les symptômes du bébé qui vit un REF, la j'en suis convaincue!!! D'autant plus qu'il parait que c'est pire pour un deuxième... Et tous les jours je me dis "satané lactose"!!!! C'est horrible d'en venir à se dire que son allaitement est "mauvais" pour son enfant alors que c'est censé être l'alimentation idéale... Donc je me dis qu'en passant au lait artificiel le problème va être résolu (parce que comme vous j'ai épuisé toutes les astuces de la LLL) mais si ce n'est pas le cas j'ai peur de compromettre mon allaitement donc je cherche désespérément des expériences similaires sur le net et je tombe sur votre expérience, ALLELUIA!!!!!! Alors depuis hier après-midi je suis passée au lait Artificiel exclusivement (il avait déjà eu un bib par ci par la) mais j'aimerai tout de même vous poser quelques questions, votre aide me serait très précieuse et surtout méga réconfortante... En espérant que vous lirez mon commentaire... merci!!!!

La Tellectuelle 19 mars 2013 à 20:11  

Bonjour,

Le plus simple est de m'envoyer un mail je pense.
Le passage au lait artificiel exclusif d'un coup me parait un peu violent, à la fois pour le bébé et vos seins, mais je me rappelle qu'après avoir introduit 2 bib, tout s'était tari super vite, avec Entropie qui avait super faim après les tétées au sein. (Je me rappelle m'être fait engueuler par la médecin de PMI parce que j'allais trop vite. Sauf que ce n'était pas moi, mais ma production de lait qui avait stoppé !)

Envoyez moi un message ! la.tellectuelle(a)gmail.com

Et courage ! un an plus tard, on n'y pense même plus !!

Joyeux Bordel 9 avril 2013 à 10:50  

On voudrait tant offrir le meilleur à nos enfants qu'on oublie parfois de se poser la question de ce qu'il en pense eux. Tu as offert à ta puce quelque chose d'important: tu l'as non seulement écouté mais tu as entendu ses plaintes et dejà juste pour cela, tu es une mère tout ce qu'il y a de plus parfaite. Moi je te dis bravo d'avoir écouter ton enfant. Ce choix n'a pas été facile, je suis passée par là mais je ne regrette pas car j'ai agit pour le bien de mon enfant. Et si tu peux malgré cela continuer à garder quelques tétées calins, c'est magique!! Bon courage à toi

Anonyme,  25 novembre 2015 à 22:47  

Bonjour. Je viens de lire ton article et je suis très émue. ..j ai vécu cela il y a 2 mois et demi pour ma 2eme fille. Tout se passait bien et puis au bout de 10j REF et bébé qui hurlait au sein. J ai beaucoup souffert en voyant mon bébé ainsi et en même temps j étais très accrochée à cet allaitement. Toutes les petites astuces n ont pas marché. Dans cette situation je n ai pas trouvé une oreille pour m écouter. Mes proches me disaient d arrêter, que mon bébé allait mal, qu elle ne grossissant pas. J ai donné un premier bib, puis 2 puis 3.....ma fille allait mieux mais moi mal....J avais l impression d être une mauvaise mère incapable DE nourrir son enfant. En même temps j en voulais aussi à mon bébé de ne pas arriver à téter. Tout se melangeait dans la tête. J ai souffert du regard des autres surtout que je travaille à l hôpital et notamment en pédiatrie " tu as déjà arrêté ??" " c est dommage pour ta fille quand même " .....ma fille va bien maintenant mais je ne pensais pas pouvoir souffrir autant de cette situation. Après tout ce n est qu' un allaitement ma fille n est pas malade ( c est en tout cas ce que j essaye de me dire (. En tout cas ton article m a vraiment aidé et je suis contente de voir que d autres personnes ont vécu la même chose.

misscactus 9 mars 2016 à 08:53  

Merci..je vis exactement cette situation et j'en ai tiré les mêmes conclusions.. Mon fils souffre a cause de cet allaitement mais suis je prete a arreter?J'ai pu grâce à votre histoire m'apaiser un peu et comprendre que ma décision de tirer mon lait puis eventuellement le sevrer ne lui fera que du bien ainsi qu'à moi.. Merci

Unknown 22 août 2016 à 22:46  

Merci pour cet article. Moi aussi un réf a eu raison de mon allaitement. Dès que j'ai commencé les mesures recommandées, ma lactation a baissé, bb ne sachant plus tétée correctement. Prise de poids très faible (300g) le 2e mois, n'inquiétant que moi ( pédiatre et sf incompétents en allaitement). Je me suis retrouvée comme vous à la limite de la dépression post partum. Et cette ambiguïté entre vouloir continuer l'allaitement et vouloir la sérénité et le bien être de mon enfant. Maintenant cela fait 3 semaines que l'on est passé aux biberons de LA et ma fille est très souriante et se rythme de plus en plus. Mais je pleure encore beaucoup quand je repense à cet échec. Votre témoignage m'aide beaucoup à faire le deuil de cette idée que j'avais de la maternité.
Merci

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