L'allaitement : j'arrête [Vendredi Intello]

>> vendredi 14 octobre 2011

Aujourd'hui, j'ai envie de parler d'un truc intime. D'ailleurs je n'en ai jamais parlé ici, bien que j'y étale sans vergogne la vie de mes nichons. Les copains qui me lisent de temps à autre pour se marrer peuvent sauter cet article, ce sera un peu technique et beaucoup larmoyant.

A propos de l'allaitement, le manque de lait est une des craintes les plus fréquemment entendues. Et si le bébé ne prenait pas assez ? et s'il tétait mal ? et si je ne produisais pas assez.

Chez moi, rien de tel. Dès les premiers jours avec Progéniture, je me suis retrouvée confrontée au "problème" inverse : montée de lait "en fanfare", seins énormes, fuites intempestives, lit trempé toutes les nuits. Et R.E.F.

C'est quoi le R.E.F ? C'est le réflexe d'éjection fort, la Leache League y consacre un feuillet bien complet intitulé "Trop de lait, trop vite, trop fort".

Pour ceux qui souhaitent avoir plein d'infos techniques sur le sujet, allez voir mon article sur le blog des Vendredis Intellos. Ici, je ne traiterais que de mon expérience personnelle de Tellectuelle-avec-deux-enfants.

Image tirée du site Aider Allaiter

Dans les faits, c'est assez rigolo à voir d'un œil extérieur : les seins projettent du lait par jet puissants jusqu'à plusieurs mètres. Vous connaissez mon humour potache, vous vous doutez que ça m'a bien amusée quand j'ai découvert ça.

Le hic, c'est que le bébé qui se trouve en face apprécie rarement de se prendre un coup de karcher de lait au fond du gosier. Il peut hurler au sein, se débattre, s'étrangler aussi.

Un autre "symptôme", ce sont les selles vertes, moches et gluantes (et dire que je rédige ce texte au petit déjeuner, miam !). Car l'enfant boit surtout le lait de début de tétée, riche en lactose, moins digeste que le lait de fin de tétée qui lui, est riche en graisse. Ce n'est pas qu'un problème cosmétique, le bébé est alors sujet aux coliques dues au lactose mais aussi au fait que le bébé avale de l'air, à cause de toute cette pression.



Pour Progéniture, une fois le diagnostic posé (Progé hurlait de rage au sein, se retirait et se prenait un jet de lait dans l’œil, j'ai vite compris le souci), quelques clics sur le net, un coup de fil à une conseillère de la LLL, j'ai testé deux-trois trucs et finalement, je ne sais si mon réflexe s'est amenuisé, ou si elle a appris à le gérer, mais en 10 jours, il n'y avait plus de problème. J'en ai gardé un souvenir un peu amusé, et j'ai oublié les quelques jours de détresse que j'avais vécus quand le problème était apparu.

Aussi, quand le REF est apparu vers la troisième semaine d'Entropie, j'ai pris ça sereinement, en bonne routarde du nichon : "Tiens, mon vieux copain le REF est de retour. On va gérer ça sans souci, fastoche !".

Comme si chaque enfant était pareil, comme si chaque maternité était identique, comme si moi, j'étais la même.

Sereinement (au début du moins), j'ai alors testé toutes les solutions suivantes.

1. Rapprocher les tétées, afin de ne pas avoir les seins sous pression. Un véritable échec dans notre cas, cela a multiplié les coliques très intenses, car Entropie ne buvait plus que du lait de début de tétée, riche en lactose et moins digeste que celui de la fin de tétée (qui, lui, est riche en graisse).

2. Solution opposée : ne proposer qu'un seul sein pendant plusieurs heures, afin de mettre l'autre au repos. Il y a eu un léger mieux pendant deux jours (moins de coliques), mais ça a repris de plus belle.

3. En parallèle, quand le REF se montrait, je tentais d'exprimer le lait en début de tétée, le temps qu'il se calme (avec un bébé hurlant de frustration à coté, le kiff).
Dans mon cas, je n'ai jamais eu l'impression que les jets trop puissants ait été évacués. J'ai pressé mes seins, je les ai compressés, mais à aucun moment je n'ai eu l'impression que ça se calmait, même temporairement.

4. J'ai changé de position d'allaitement pour me faire aider de la gravité.
Peut-être la solution la plus efficace, mais on ne peut pas constamment allaiter allongée. De plus, souvent, on ne trouvait pas LA position confortable et ou bien elle, ou bien moi devions rapidement bouger (vive ma contracture à l'épaule qui en a profité pour revenir).

5. Là, un peu désespérée, j'ai appelé Moog', qui est marraine d'allaitement (vous le saviez pas ? hé hé !), qui m'a expliqué que les causes étaient hormonales et qu'il y avait peu de solutions pour faire cesser le REF (en général ça passe à 3 mois, youpi), et qu'il fallait apprendre à le gérer. Elle m'a redonné des conseils sur le positionnement et donner un petit truc : la sauge, sensée baisser la production de lait.
J'ai assaisonné tous mes plats à la sauge sans voir d’amélioration notable. Mais au moins j'ai découvert un goût nouveau ...

Et le WE dernier, j'ai tilté. Après un mois de REF, on en est à une tétée toutes les 2h la nuit, voire moins. J'ai par exemple vécu une nuit où je n'ai pas dormi du tout de 4h à 6h du matin, Entropie a tété en continu par à-coups, en râlant, s'arrêtant devant le jet trop fort, reprenant car elle avait faim.

Samedi soir, on est sortis (première sortie seuls depuis l'accouchement, hiii !), la laissant à ma sœur, qui lui a donc refilé un biberon de lait en poudre-caca-beurk. (car je n'ose pas tirer mon lait, de peur de stimuler encore plus la lactation).
Elle a dormi de 19h30 à 2h du matin, alors que la veille, comme les autres jours, elle avait réclamé à 19h30/20h30/23h/2h30.

Le dimanche matin, j'ai pleuré toute la matinée "sans raison", et j'ai pris conscience qu'elle avait rapproché les tétées, de faim, car elle n'en finissait jamais une seule. En parallèle, les coliques étaient de plus en plus fréquentes et douloureuses.

Je n'en pouvais plus de m'excuser auprès de ma fille de l'allaiter. Le comble !

J'ai repensé à l'extrait cité par La Mère Joie dans sa critique du livre "Bien vivre l'allaitement".
« Le succès d’un allaitement devrait d’abord se mesurer par ce qu’il apporte à ceux qui en font l’expérience avant d’être noté sur la quantité de lait donné, le temps passé ou la façon de sevrer son bébé. Chacune a le pouvoir de définir sa propre relation d’allaitement et de décider ce qui constitue, pour elle, un allaitement réussi, de la première tétée au sevrage. »


Je me suis demandé ce que nous apportait l'allaitement, à nous deux, et aussi à notre famille. Pas en théorie, car en théorie, quand cela se passe bien, je sais que l'allaitement est selon moi, mon meilleur moyen de nourrir mes touts petits (oui je souligne et resouligne, car cela reste mon opinion pour mon propre cas).
Mais là aujourd'hui que nous apportait l'allaitement ?
Pour moi, stress, questionnements perpétuels, culpabilité, fatigue dues au nuits totalement hachées.
Pour elle, cris, étranglements, appréhension des tétées et coliques très douloureuses.
Pour notre famille, installation d'un climat tendu, moindre disponibilité de ma part auprès de Progéniture, l'aînée, qui commençait à péter les plombs, et l'Homme désemparé de ne pouvoir aider.

Alors j'ai fait le deuil de la maternité dont j'avais rêvé pour ce deuxième enfant. J'ai commencé le sevrage dimanche dernier.

J'en ai pleuré, et je suis encore triste. Je râle contre la poudre qui colle qu'on retrouve partout dans la cuisine, contre les biberons et les tétines à laver constamment. Je peste quand j'ai mal anticipé la faim et qu'elle pleure en attendant que l'eau chauffe.

Mais elle n'a plus de coliques. Mon-enfant-n'a-plus-mal. Grâce à cette décision que j'ai prise, moi, sa mère.

Alors oui, je pleure cette mère que j'avais rêvé être, la mère qui allaite le plus longtemps possible, sereinement, calmement, car c'est le moyen le plus simple pour nourrir son bébé.
Mais je suis aussi la mère qui a pris LA décision qui stoppe la souffrance de son enfant. Cette mère là, même si je ne l'avais pas rêvée ainsi, elle est compétente, et je lui en suis reconnaissante. Et cette compétence que je me reconnais va probablement me permettre de ne pas sombrer dans la jolie dépression post partum qui avait commencé à pointer le bout de son nez, dimanche dernier.


Read more...

Idée pestacle à Paris : "Cinq Petits Blancs" [Promo familiale totalement objective]

>> mercredi 12 octobre 2011

Les copines, je suis supra fière du Frangin : pendant que je donne des faire part de naissance et débat sur l'épisio, lui, il distribue des flyers de la pièce dans laquelle il joue.


Une vraie pièce, dans un vrai théâtre, à Paris, avec un vrai metteur en scène et tout. Et ouais.



Alors déjà pour rappel, le Frangin, tu l'as déjà vu ici et sur ce blog (y a pas, je kiffe mes articles quand y a du Frangin dedans). Comme ça, le jour où il passera au Grand Journal à la place de Hugh Jackman, tu pourras dire à ton mec "Eh ! mais lui je le connais depuis avant même qu'il commence et nous avons vécu une folle histoire d'amûuur !".
Bon, parlons un peu de la pièce, voulez-vous ?

Ca a démarré il y a deux jours, je n'y suis pas encore allée. Mais crois moi, en toute objectivité, c'est top. Parce que y a mon Frangin dedans (je suis pire qu'une mère juive en ce qui concerne son talent), mais pas que, c'est rigolo aussi. Les gens qui l'ont vu le disent, dans les avis sur BilletRéduc. Et j'ai lu deux-trois dialogues, lors d' un dimanche en famille où j'ai chourré le texte dans son sac.

Je vais essayer de pas trop te recopier le pitch de BilletRéduc, mais il s'agit d'une parodie des "10 petits nègres" d'Agatha Christie.

Allez, si, soyons fous, je te le recopie direct, ce sera fait :

Ils sont dix. Tous ont été invités à passer un weekend sur l'île blanche, au large de la Bretagne (première erreur de la part des personnages, partir en Bretagne).

A l'absence mystérieuse du propriétaire de l'île viennent s'ajouter les premières tensions entre convives, aux caractères on ne peut plus opposés. Les premiers " accidents " s'enchaînent. Le soir, une mystérieuse voix va les accuser chacun d'un crime. Leur passé va refaire surface ! (dont un truc notamment, qui, moi personnellement, enfin... vous verrez...)

Un à un, les " petits blancs " vont périr... Une machination infernale est en marche ! Qui donc peut commettre tous ces crimes ? L'un d'eux serait-il le meurtrier ? A qui le tour ? Serez vous assez 'inconscient' pour louper cette comédie parodique ?

A toutes ces questions, il faut répondre dans l'ordre : on l'ignore, probablement, le tour de quoi ? Non, ni moi, ma famille ou mes amis ne sommes pas inconscients à ce point...


Ayant le dossier de presse sous les yeux (ouais, j'me la pète un peu, ouais), je peux te dire que le Frangin joue un médecin. 

Et je ne peux m'empêcher de songer à notre Pépé, médecin, dont la légende familiale raconte qu'il a redoublé sa seconde car il était trop occupé à réaliser les décors de la pièce du club théâtre du lycée cette année là.

Je suis certaine que dimanche soir, il y en a un qui s'est bien marré, là haut sur son petit nuage.

Ou comment parler d'une pièce potache et finir avec le cœur un peu gros ... (c'est mal barré pour qu'il me prenne comme attaché de presse quand il sera star)






Cinq petits blancs
Tous les dimanches et lundis à 21h30 
A la Comédie des Trois Bornes
32, rue des 3 Bornes - 75011 PARIS




Read more...

Stuce n°3 : enceinte, fais porter tes sacs de courses gratos !

>> mardi 11 octobre 2011

Lors de ma première grossesse, j'ai découvert le concept de la livraison de courses.

J'ai commencé soft, en faisant mes courses comme d'habitude dans mon magasin, et en les laissant à la caisse pour livraison dans les 2 heures. C'était sympa, je ne me fatiguais pas, tout en me donnant encore le prétexte à une "ballade".

Puis, à la naissance de Progé, le temps a manqué, et on est devenus Telemarket-addict. On se fait livrer toutes les 2 semaines environ. On est devenus tellement fan qu'on commande même nos courses avant nos retours de vacances, histoire d'être livrés le soir de notre retour. Le luxe !

Seul hic, les frais de livraisons, qui ne sont pas donnés (plus de 5 euros si mes souvenirs sont bons), surtout si on les multiplie régulièrement.



Eh bien, pendant la grossesse d'Entropie, j'ai découvert que Telemarket-mon-amour offrait les frais de livraison à toutes les Grosses Dames, et ce, pendant 9 mois à la réception de mon certificat de grossesse.
Autant vous dire que depuis, c'est un peu la fête à la maison, je ne vais plus au supermarché que pour utiliser quelques bons de réductions (dernier inconvénient des courses en ligne, qui ne permettent pas de profiter des bons en papiers découpés sur les emballages de produit).


Pour en profiter, un mail au service client avec le certificat de grossesse scanné, et youpla ! la réduction s'applique automatiquement à chaque commande, sans rentrer de code (le truc que je suis certaine d'oublier de faire une fois sur deux). 
Nickel pour les Grosses Dames ayant perdu leurs neurones !

J'ai vérifié auprès du service clients que l'offre était toujours valable, car Telemarket est récemment devenu UTelemarket. Donc même si vous ne retrouvez plus l'offre sur le site, faites-le ! Ca, c'est de la Stuce de happy few ...

Alors plus d'excuses : la prochaine que je vois porter ses sacs, je lui fais les gros yeux !



Si toi aussi, tu as des stuces, n'hésite pas à en faire part à toutes les Grosses Dames dans les commentaires !

Read more...

Les théories fumantes de Raoul et La Tellectuelle

>> lundi 10 octobre 2011

Cet après midi, avec l'Homme, Progé et Entropie, suite à mon appel au secours désespéré, on a retrouvé Raoul, LP, Miochette et Dodue aux 400 coups.

Raoul a pu me présenter sa théorie de l'enfant-chien et de l'enfant-chat.

 
L'enfant-chat aime ronronner en intérieur ; il frémit dès qu'on envisage de le sortir de son pyjama/antre/quotidien douillet.


L'enfant-chien est un enfant qui aime à vivre dehors ; il t'amène tes chaussures, ton manteau dès l'aube en espérant que tu accepteras de le sortir.


Trouvant cette théorie terriblement en avance sur tous les écrits pédopsychiatriques du moment, je développe une réflexion sur le fait que j'ai toujours été un enfant-chat. Donc la vie en appartement me convient parfaitement. Hélas, dans mon grand malheur, j'ai pondu un enfant-chien en la personne de Progéniture. L'enfant-chien de notre famille nous fait réfléchir régulièrement au déménagement dans une maison dotée d'un jardin (j'en frémis d'horreur par avance).

Raoul, elle aussi, pousse des cris d'orfraie à cette idée. 

Raoul : -"Tu n'y penses pas ! Habiter à la campagne ! tu vas te retrouver taxi de tes mômes pour les activités du soir et du mercredi. Le 80% te guette !

La Tellectuelle : - Tatata ! le 80% guette l'Homme, pas moi. Moi, depuis le collège, je sais qu'un jour, je serai directrice, en tailleur pantalon avec des talons aiguilles et tout et tout.

L'Homme : - OK mon amour, mais à 0% tant qu'à faire ...

La Tellectuelle : - Raoul, je t'ai déjà parlé de ma théorie des hommes-yaourt ?"






Read more...

Stuce n°2 : être accompagnée à la sortie de la maternité

>> mercredi 5 octobre 2011

Pour la deuxième Stuce de Grosse Dame, je vous parle du retour de la maternité.

Pour ma part, à la naissance de Progé, j'ai ressenti un petit choc au retour à la maison. On passe d'un environnement où quelqu'un passe toutes les 2 heures pour prendre des nouvelles, votre tension, la température, ausculter votre périnée, le bébé, vos seins, son nombril, vos jambes, etc. à un lieu où on est seule avec ses questions. Et Dieu (ou plutot la Vierge Marie) sait qu'on s'en pose pour le premier enfant ...

Sachez qu'il est possible de recevoir trois visites d'une sage femme à domicile pour poser toutes les questions qui vous passent par la tête.

Intéressant pour la mise en place de l'allaitement par exemple, si vous avez choisi d'allaiter. Ou pour poser toutes les questions qui vous sont arrivées dans la nuit pendant les tétées/ou les bib'. Même les plus crétines ou les plus anodines. (C'est normal ce bruit qu'elle fait là ? Et quand il se cambre ainsi, on fait quoi ? Rien ? J'ai le droit de le coucher sur le coté, car il régurgite beaucoup, j'ai peur qu'il s'étouffe ? Et pour ses coliques, vous avez des Stuces ?)

D'une certaine façon, ça compense un peu ce fameux manque de lien social dont on disserte pas mal dans les médias. Dans un passé un peu idyllique, cette info était donnée par la grand mère, la mère de la jeune accouchée. Là, la sage femme assure le relais et l'info de base.



Et puis, si comme moi, vous tombez sur une sage femme un peu chamane, vous apprenez un tas de trucs "bizarres" et fun, du genre "Mettez du lait sur votre cicatrice d'épisio/dans ses yeux un peu sales/dans votre nez en pleine sinusite" (attention, cette Stuce ne fonctionne pas avec du lait en poudre ...), ou encore, tout en attrappant le nouveau né d'une main et en entortillant une serviette de toilette qui traine par là : "Faites lui un cocon avec une serviette, elle sera rassurée et bien dans son lit".


Mais ça permet aussi de se faire ausculter, notamment en cas d'épisio. Dans mon cas, cela m'a permis d'éviter que certains points "résorbables" ne continuent de me gêner inutilement car ils ne se résorbaient finalement pas si bien que ça. J'ai quelques copines qui ont eu le souci de ces fameux points "résorbables" non résorbés, douleurs de plus en plus intenses et culpabilisation ("Mais non madame, ce n'est pas un problème avec vos points, c'est simplement que vous vous lavez mal". Mais-bien-sur-con-nard).

Et puis, on papote de la suite et c'est rassurant, ça veut dire qu'il existe un avenir quelque part, et que votre vie va reprendre un cours normal, un jour, c'est promis. La sage femme vous dit que votre périnée est siouper tonique, mais que vos abdos, oulala, il faudra 15 séances pour retrouver votre sangle. (ou l'inverse).
Elle vous conseillera sur la rééducation : Quand ? Comment ? D'ailleurs ça fera l'objet d'une prochaine Stuce, cette affaire de rééducation.




C'est un truc que je pensais connu de tous, même pas une astuce à vrai dire, puisqu'on m'avait informée de cette possibilité dès la préparation à l'accouchement, puis à la maternité et que c'est intégralement remboursé par la Sécu. Mais force est de constater que c'est inconnu de toutes mes amies auxquelles j'en ai parlé.





Pour en bénéficier, la maternité peut faire une demande d'HAD (hospitalisation à domicile, ça fait peur hein ?) à la sage femme libérale la plus proche de chez vous. C'est ainsi que j'ai découvert ma chamane. Mais si vous en connaissez une (avec la préparation à l'accouchement par exemple), il vous suffit d'appeler la sage femme de votre choix, sans ordonnance, et ça marche aussi !





Si vous connaissez une chouette Stuce de Grosse Dame, n'hésitez pas à m'en faire part en commentaire, pour informer un max de gens.

Read more...

Ca y est.

>> mercredi 28 septembre 2011

Un jour, il y a bien longtemps, j'ai dit à l'Homme que dans ma trajectoire de vie, j'espérais être mère de famille avant 30 ans.

L'arrivée de Progéniture (à 26 ans) ne m'a pas vraiment fait sentir mère de famille. Il m'a d'abord fallu me sentir mère-tout-court, ce qui n'a pas été simple, ou rapide. Et puis il a fallu que je me re-sente femme et épouse. Bref j'avais autre chose à ressentir.


Je n'y pensais plus vraiment à ce vœu un peu crétin.

Et puis hier après midi après l'école, il a fallu enchainer un rendez-vous chez le médecin puis un passage à la pharmacie, avec un bébé hurlant en plein pic de croissance (j'ai sorti mon nichon dans la salle d'attente. Trois fois. Alors que le médecin n'avait qu'un quart d'heure de retard. Puis je l'ai ressorti chez le médecin. Deux fois.), et une petite fille en plein pic de jalousie et d'autonomisation (elle s'est échappée dans la rue. Deux fois. S'est roulé par terre. A pleuré. Trois fois. Sachant qu'il y avait 200m à parcourir).

A la pharmacie, alors que je sortais d'une main ma carte vitale, avec le petit doigt de l'autre main coincé dans la bouche d'Entropie pour la faire patienter, j'ai alors déposé mes 15 ordonnances (avec ma troisième main probablement) en enjoignant Progéniture -d'un ton forcément calme et serein- de ne pas décoller les étiquettes de prix de tous les produits en rayon s'il te plait mon cœur ("Mais je les recolle Maman!"), j'ai compris que ça y est. J'y étais.

Mèrdeuf'. A 28 ans.



Finalement, j'aurais plutôt du inscrire "Sauter en parachute" sur ma fameuse liste de trucs à faire avant 30 ans.



Photo (de mauvaise qualité en plus) qui n'a rien à voir avec le sujet du jour. A part peut-être qu'elle me permet de me remémorer le projet de vie pour lequel on a signé ce jour-là et combien j'avais des abdominaux à l'époque, et m'évite de planter poussette et enfants à la pharmacie en gueulant "Tcho les aminches, j'me casse à Caracas!"
.


Read more...

Elle est passée où, la mère indigne ?

>> mercredi 21 septembre 2011

Ben voilà.
Ici, je me la joue mère-pas-parfaite-bien-dans-ses-baskets, ici, je vous donne des conseils de lecture pour rester zen et sereine dans votre imperfection.
Et puis aujourd'hui, me voilà rattrapée par mes instincts de mère-courage.

Depuis 5h ce matin, j'ai une énorme rage de dents. Je me ré
pète en mantra "bien fait ! t'aurais du voir un dentiste entre tes deux grossesses, pignouf".

Quand arrive une heure décente pour joindre un secrétariat, je fais une recherche sur Google Map pour dégotter le plus proche, je trouve, je note le numéro.

Soudain, je tombe dans une faille spatio temporelle bizarre, le continuum espace-temps subit une distorsion louche, je vis un dédoublement de personnalité : j'appelle l'ostéopathe pour Entropie.

Il est 20h30 et je n'ai toujours pas appelé de dentiste, mais je suis contente : vendredi, on a ostéo.


PS : on me signale un problème récurrent de commentaires refusés. Ceux à qui ça arrive peuvent-ils m'envoyer sur la.tellectuelle(a)gmail.com des infos sur leur navigateur avec lequel ça coince (si vous pouvez me donner des détails sur la licence, ce serait top). Ainsi, je pourrais contacter Blogger pour tenter de comprendre le souci.

Read more...

Stuce n°1 : une Grosse Dame, ça se soigne ?

>> mardi 13 septembre 2011

Après une grossesse, t'es primipare. C'est un peu comme chez les Marines de NCIS (Gibbs, si tu me lis : un mot de toi et je me teins en rousse), t'es plus une bleue (=nullipare), mais t'as à peine fait l'Afghanistan.

Au bout de deux grossesses, tu deviens multipare, quasi Vétéran, avec le Koweit, et le Vietnam réunis. Tu es une routière de la maternité. D'ailleurs, en parlant de la maternité, les puéricultrices, lors du premier bain d'Entropie, elles expliquent très bien aux vétérans : "alors, ben, vous faites comme pour la première, quoi." . Les puéricultrices de la maternité, elles savent pas que l'accouchement fait fondre tous les neurones et que la jeune mère est frappée d'amnésie (nécessaire à la survie
de l'espèce et au maintien du taux de natalité > à 2) concernant les premiers jours de son enfant.

Bref, je me suis dis qu'en tant que vétéranemaseurane, j'allais faire partager mes Trucs et Stuces de Grosse Dame aux copines.

Oui, on peut considérer que le vernis à ongles, c'est la Stuce alpha, le Truc fondateur de cette rubrique.


Donc la Stuce n°1 concerne le mythe comme quoi la Grosse Dame "ne peut pas se soigner" du fait de son état. En effet, faudrait voir à pas empoisonner le lardon (oui parce que la Grosse Dame est fourrée au lardon, c'est dans sa définition).

Déjà, l'assertion me fait bondir par son illogisme : si la Grosse Dame est malade et qu'elle se soigne pas à en crever, le lardon, il va pas être super jouasse.

Donc quand t'as un bobo, un truc qui part en vrille,
que t'oses rien prendre, qu'il est la nuit, et que t'as pas envie de te faire foutre de ta gueule par le médecin régulateur de SOS Médecin ("le Doliprane ? j'ai droit au Doliprane tu crois ????"), tu vas sur le CRAT : le centre de référence sur les agents tératogènes.

Ça fait peur comme ça, mais le CRAT c'est en fait le service d’information sur les risques des médicaments, vaccins, radiations et dépendances, pendant la grossesse et l’allaitement.

Bon, c'est sensé être "destiné aux professionnels de la santé", mais je trouve l'info à la fois hyper documentée et accessible pour le néophyte.

Je l'ai utilisé pas plus tard qu'il y a deux semaines. J'te raconte.
Mise en place de l'allaitement, je démarre une jolie contracture de la nuque, probablement due à une mauvaise position. Il est samedi matin, je me réveille quasi bloquée du cou. L'Homme déniche un tube de Voltarène même pas périmé (il date de ma précédente contracture, chopée peu de temps après la naissance de la première, comme quoi ... y a pas de hasard). Une recherche sur le site du CRAT, et paf ! je découvre que je peux m'en tartiner sans remords (par contre, on évite à 6 mois de grossesse, on fait gaffe hein les Grosses Dames !).
J'ai pu passer un WE à peu près cool, à base de massage au Voltarène, de Doliprane 100 et de bouillotte (et de reprise de bonne position). Merci le CRAT !


Je tiens cette Stuce du Dr Jaddo, que j'adore parce qu'elle a des couettes et qu'elle écrit bien.
Comme elle l'écrit :

Aux femmes enceintes / allaitantes : le CRAT est votre ami.
Si la notice du médicament dit un truc, si le médecin dit un truc, si le pharmacien dit un truc et que le CRAT dit autre chose : c’est le CRAT qui a raison.

Merci Jaddo !




Read more...

Tourterelle et feuilles d'automne

>> lundi 12 septembre 2011

Cet automne, pendant les vacances (mais si, vous savez ! en juillet, le mois où il a plu tous les jours !), je me suis retrouvée en panne de laine. Je n'avais pas prévu que je passerais autant de temps sur le canapé et aussi peu dans le jardin/à la plage/dans la piscine.

Devant mon désarroi, Jolie Maman (Gargamelle de son petit nom, rappelez-vous) a alors sorti ses restes de laine pour que je puisse me lancer dans de la layette vintage.

Elle a notamment retrouvé une laine fine dont la couleur toute douce m'a aussitôt évoqué une tourterelle : Bercelonnette de chez Bergère de France.

Quelques surfs sur Ravelry (temple
numérique de perdition tricotesque), et j'ai retrouvé un modèle qui m'avait beaucoup plu sur le forum du Tricot(thé) : Autumn Leaves de Nikki Van de Car.

En plus, le patron est traduit en français pour celles qui, comme moi, ne maitrisent pas le langage codé ("k1p1k13, keskidi ?").




Modèle ultra simple, ultra rapide (5 jours) pour beaucoup d'effet.
Se tricote en "top-down", c'est à dire en une seule fois, deux micros coutures sous les bras, j'adore !!!
J'ai utilisé à peine plus d'une pelote, ce qui m'a "obligée" à redémarrer une autre layette pour finir le stock. Si c'est pas malheureux !

Read more...

Vendredis Intellos : Comment ne pas être une mère parfaite (Libby Purves)

>> vendredi 9 septembre 2011

Cet article est écrit dans le cadre des Vendredis Intellos de Mme Déjantée.

Pour vous balader facilement dans toutes les contributions des semaines précédentes, je vous invite à vous promener dans l'arbre à perles (ou Pearltree) des Vendredis Intellos !

J'ai acheté ce livre au tout début de ma première grossesse. En effet, j'ai été quelques temps très angoissée devant l'ampleur de la tâche qui m'attendait, au point d'en avoir des insomnies sévères.
Comment saurais-je jouer mon rôle de mère ? Allais-je "gâcher" mon enfant par mon incompétence ? Saurais-je m'empêcher de ruiner son éducation ?
J'étais tellement persuadée que je ne saurais pas "faire" que je craignais même de ne pas "savoir" vivre une grossesse, et que par ma faute elle n'arriverait pas à terme.

Bref au bout d'une semaine d'absence de sommeil, j'ai pleuré un coup dans les bras de l'Homme, pris rendez-vous chez un psy et acheté quelques bouquins décomplexant dont celui-ci.

Je me rappelle avoir passé un bon moment, ri, et rangé le livre jusqu'au mois dernier.

Je l'ai repris mi aout, dans le but avoué de le relire en diagonale et de me faire un post "Vendredis Intellos" à peu de frais.

Et j'ai découvert qu'une grande partie de ma facette de mère décomplexée (n'ayons pas peur des mots) avait été influencée par ce livre.

Je ne pensais pas avoir été tant influencée par ce livre que j'avais retenu comme étant plaisant et amusant à lire.

L'auteur a écrit ce livre "parce qu' [elle] avait besoin de le lire et qu'il n'existait pas."
Son expérience de trois enfants lui paraissant insuffisante, elle a envoyé des questionnaires à une cinquantaine de mères, très différentes, pour avoir des panels de réponses et de solutions très variés.

En ressort un "guide" désopilant sur la façon de se vivre mère depuis la grossesse jusqu'aux 3 ans de l'enfant environ.

L'idée étant de compiler un maximum de trucs et astuces d'un maximum de parents, on a parfois une liste de solutions proposées en vrac, l'idée principale étant qu'il n'existe pas de méthode miracle, mais que c'est l'inventivité du parent et son adaptation qui fait l'affaire, le plus souvent.

Si la colère commence à se développer, voici quelques solutions auxquelles mes amies mères ont eu recours. Encore une fois, certain es se contredisent, mais elles ont toutes été testées. Au moment adéquat, avec l'enfant adéquat, elles ramèneront au calme.
  • Faites comme si de rien n'était.
  • Imitez les, faites les rire.
  • Mettez les au lit avant qu'ils aient eu le temps de dire ouf. Pas d'auditoire, pas de colère. [...]
  • Emmenez les dans les vestiaires sans discuter (le conseil d'un intituteur) et ouvrez les robinets des lavabos. L'eau qui coule fait concurrence aux larmes. [...]
  • Asseyez vous par terre, serrez-la dans vos bras et soufflez-lui doucement dans l'oreille. (J'ai essayé. Je peux vous montrer les marques de dents si vous voulez. Je vous souhaite bien du plaisir !)

J'ai aussi beaucoup aimé son chapitre sur l'allaitement. Pas parce qu'il donne des techniques infaillibles pour bien le réussir ou des arguments imparables sur pourquoi il faut allaiter.

Mais parce que les arguments donnés sont tournés vers l'intérêt "égoïste" de la mère. Ce chapitre m'a convaincue qu'être mère ne devait surtout pas être un sacerdoce, car choisir une solution par "sacrifice" n'est pas une bonne solution. Pour qu'une solution parentale soit viable à long terme, elle doit l'être à la fois pour le parent et l'enfant.

N'allez pas croire qu'au début ce sera une partie de plaisir. [...] Il y a des quantités de tableaux qui représentent la Vierge à l'enfant, mais dans aucun on ne la voit en train d'allaiter les dents serrées, les orteils recourbés par la douleur tandis que la bouche de l'infernal nourrisson s'avance pour prendre sa première gorgée.
Cette période atroce finit cependant par s'arrêter.

Quelquefois au bout d'une ou deux semaines, quelquefois pas avant quelques mois. Et quand l'allaitement devient un automatisme, c'est formidable. [...]

Tout le monde sait qu'à tous points de vue, l'allaitement convient mieux aux bébés. Voici sept raisons totalement égoïstes pour lesquelles il convient mieux aux mères :
  • Ça coute moins cher.
  • A la longue, c'est moins pénible. Finies les corvées de stérilisation. Finies les traces de lait en poudre dans la cuisine. Finies les inquiétudes à propos des tétines qui vont trop vite, trop lentement ou qui se bouchent. Finies les manipulations de thermos chaudes ou froides quand vous sortez.
  • Le caca est jaune et sent la cannelle au lieu d'être dur, vert et pestilentiel comme c'est le cas avec les biberons. Les inévitables rots sentent eux aussi meilleurs.
  • Vous pouvez aller où vous voulez du moment que le bébé y va aussi. Plus tard, vous pouvez extraire de quoi faire une tétée, et même avoir une réserve de lait congelé. [...] Quand je travaillais, je me servais d'un tire lait mécanique [...]. Et n'allez pas croire que c'était seulement pour son bien. C'était pour pouvoir continuer à allaiter trois fois par jour sans être obligée de me coltiner les biberons quand on partait faire de la voile.
  • Vous avez toujours un moyen infaillible de faire taire le bébé, me^me quand les premières dents sortent. Ne vous laissez pas décourager par les dents. [...]
  • Le bébé a apparemment moins d’aérophagie. [...]
  • Grâce à vos précieux anticorps le bébé est moins exposé à toutes ces horribles maladies infantiles. [...] Des dizaines de mères m'ont affirmé que leurs enfants avaient eu leur premier rhume deux semaines après la dernière tétée.


Je conseille donc ce livre à toutes les futures/jeunes mères ayant tendance à se culpabiliser sans raison.

Dans un grand éclat de rire salvateur, vous comprendrez qu'on peut être une bonne mère, sans être parfaite et en restant à l'écoute de ses propres besoins. C'est d'ailleurs surement une des clés de la réussite. C'est en tout cas ce que je crois.






Read more...

  © Blogger template Simple n' Sweet by Ourblogtemplates.com 2009

Back to TOP